|
|
Prévision Saisonnière Hydrologique pour l'Afrique de l'Ouest (PRESA-AO/06 saison 2003-2004)
Info sur PRESA-AC (Prévision saisonnière pour l'Afrique Centrale): archive PRESA-AC/01
Résultats des travaux du forum PRESA-AC-/02 : "Climat, Sécurité Alimentaire et Gestion des Ressources en Eaux"
|
PREVISION SAISONNIERE HYDROLOGIQUE POUR L’AFRIQUE DE L’OUESTPRESA-AO/06:saison 2003-2004 |
Les
conditions climatiques actuelles au sein des principaux océans ayant une
influence sur le climat en Afrique de l’Ouest à savoir l’Atlantique sud,
Nord-Ouest, le pacifique Est (zone de NINO3) pour lesquelles aucun signal
significatif n’est présent conduisent à une prévision des conditions
normales d’écoulement pour la plupart des cours d’eau de la région.
Les
prévisions pour les principaux cours d’eau de la région sont les
suivantes.
Bassin
du fleuve Gambie
On
prévoit pour l’année hydrologique 2003/2004, des écoulements normaux à légèrement
supérieurs à la normale avec des probabilités de 40% pour la normalité et de
35% pour supérieur à la normale.
Bassin
du fleuve Sénégal
Il
est prévu au sein de ce bassin pour l’année hydrologique 2003/2004, des écoulements
normaux à légèrement inférieurs à la normale avec des probabilités de 40%
pour la normalité et de 35% pour inférieur à la normale.
Bassin
du fleuve Niger
Pour
la partie supérieure du bassin jusqu’à l’entrée du delta intérieur à
Mopti, il est prévu pour l’année hydrologique 2003/2004, des écoulements
normaux à supérieurs à la normale avec des probabilités de 40% pour la
normalité et 35% pour supérieur à la normale.
Dans
la partie Niger moyenne jusqu’en Malanville, il est prévu cependant des débits
normaux pour une probabilité de 40% et des probabilités de 30% pour des débits
supérieurs et inférieurs à la normale.
Bassin
du lac Tchad
Pour
l’ensemble des cours d’eau Chari-logone, il est prévu pour l’année
hydrologique 2003/2004 des débits normaux à supérieurs à la normale avec des
probabilités de 40% pour supérieur à la normale et 35% pour la normalité.
De
même pour ce qui est du lac Tchad, il est prévu un niveau maximal de
remplissage normal à supérieur à
la normale avec des probabilités respectives de 35% et 40%.
Bassin
de la Volta
Au
niveau du haut bassin de la Volta, il est prévu durant la période des hautes
eaux allant d’août à octobre 2003 des débits normaux à déficitaires avec
40% de probabilité pour chacune des conditions normales et déficitaires.
Prévision saisonnière des écoulements des principaux cours d’eau en
Afrique de l’Ouest pour la saison hydrologique 2003/2004
Sixième édition de PRESAO

Légende de la carte
Pour
chaque zone, les nombres figurant dans les 3 cases représentent la probabilité
que l’hydraulicité mensuelle des hautes eaux soit dans la catégorie «
forte hydraulicité » (boite
supérieure), « hydraulicité proche de la normale » (boite du
milieu), et « faible hydraulicité » (boite inférieure). Par
exemple pour le bassin du lac Tchad, il y a 40% de chance que les débits
mensuels des hautes eaux soient supérieurs à la normale, 35% de chance que ces
débits soient proche de la normale et 25% de chance que les débits mensuels
des hautes eaux soient inférieurs à la normale (Cf. section D pour la définition
des 3 catégories).
Définition
des catégories
La normale
hydrologique est définie ici comme étant la moyenne des débits de la série
historique disponible au niveau de la station.
La catégorie hydraulicité
forte correspond au tiers des années dont les débits ont tee les plus élevés
(33%)
La catégorie hydraulicité
faible correspond au tiers des années dont les débits ont été les plus
faibles (33%)
La catégorie hydraulicité
normale correspond au groupe des années restantes (33%)
|
PREVISION SAISONNIERE DES PLUIES SUR LA SAISON JUILLET-SEPTEMBRE 2003 EN AFRIQUE DE L’OUEST, LE TCHAD ET LE CAMEROUN « PRESA-AO/06» |
Au niveau des échelles temporelles interannuelles, la variabilité de la température dans le Pacifique tropical (El Nino/La Nina) et dans l’Atlantique tropical influence le climat saisonnier sur l’Afrique de l’Ouest et la bande Sahélo-Soudanienne.
Les conditions La Nina (ou El Nino ) coïncident souvent avec une saison pluvieuse Juillet-Septembre plus humide (ou plus sèche) que d’habitude (moyenne de la période) sur la majeure partie de la région Sahélo-Soudanienne.
Sur cette même saison, quand les eaux du Golfe de Guinée sont plus chaudes (ou plus froides) que d’habitude (conditions moyennes) pendant les mois de Juin-Juillet, il s’établit des conditions plus sèches (ou plus humides) sur le Sahel et des conditions plus humides (ou plus sèches) sur les régions proches de l’équateur.
Enfin,
lorsque le dipôle atlantique se trouve dans une configuration d’anomalies
froides au Nord de l’équateur et chaudes au sud (ou chaudes au nord et
froides au sud), il s’établit des conditions plus sèches (ou plus humides)
sur le Sahel.
B. ETAT DE
L'OCEAN GLOBAL AU PRINTEMPS 2003:
La
Prévision saisonnière des pluies a été élaborée à Niamey (Niger) au siège
du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement
(ACMAD) le 12 Mai 2003 pour la période de juillet à septembre 2003 sur
l'Afrique de l'Ouest, le Tchad et le Cameroun. Cette élaboration de la
prévision a tenu compte de l'état de l’Océan Global au printemps
(avril) ainsi que son évolution et ses impacts sur le climat régional.
La mise à jour de cette prévision, intervenue le 02 juillet 2003, s’est fondée sur les derniers développements dans l’Océan Global.
Au
niveau du Pacifique (NINO3) :
Pendant
la période Nino2002/2003, le refroidissement des eaux amorcé depuis le début
du mois de janvier a persisté de
manière sensible pour atteindre des conditions la Nina à partir du début de
la seconde quinzaine du mois de mai. Ces conditions la Nina se sont maintenues
par la suite mais elles ont commencé par s’atténuer à partir du début de
la seconde quinzaine de juin. Selon les estimations des modèles globaux, cette
atténuation devrait se poursuivre durant les mois à venir pour donner lieu à
anomalies qui se maintiendraient légèrement en dessous de zéro. Cette
situation correspond habituellement à une pluviosité suffisante et proche des
valeurs moyennes de la saison au sahel.
Toutefois,
il faudrait rester assez prudent et veiller sur l’état du pacifique équatorial.
En effet, il n’est pas exclu qu’une évolution vers la Nina s’amorce de
nouveau.
Au
niveau de l'Atlantique tropical :
Le
réchauffement de la surface de la mer observé depuis le début de l’année
sur les côtes du Golfe de Guinée et sur l’Atlantique tropical Sud, s’est
maintenu jusqu’en ai, mois à partir duquel un léger refroidissement a
commencé par s’installer pour atteindre des
anomalies négatives significatives en juin. Les plus faibles anomalies négatives
ont été observées du 08 au 14 juin sur un domaine relativement important. Sur
la période du 15 au 21 juin, ce
domaine des anomalies négatives s’est considérablement réduit en faisant
apparaître des poches de faibles anomalies positives le long des côtes. Du 22
au 28 juin, ces anomalies positives se sont intensifiées et ont intéressé
presque tout le golfe de guinée. Cette situation d’anomalies positives ne
devrait pas persister longtemps. Elles s’estomperont assez rapidement pour
laisser place à des anomalies négatives assez significatives au cours du mois
de juillet.
Ce
schéma correspond statistiquement
à des précipitations au-dessous de la normale sur les régions du Golfe de
Guinée et en dessus de la normale sur la partie sahélienne.
Pour
ce qui concerne la partie Nord-Est de l’Atlantique tropical, les anomalies
positives observées depuis le mois d’avril se sont maintenues jusqu’à la
fin de juin, tout en s’intensifiant. Il apparaît que ce réchauffement
persistera durant la saison ; ce qui amènerait
à une configuration du dipôle Atlantique, positive au Nord et négative au
Sud. Cette configuration conduit généralement à une pluviométrie supérieure
à la normale sur les régions sahéliennes ainsi qu’à des précipitations
relativement importantes sur la Mauritanie et le Sénégal.
Il convient de faire remarquer
qu’une forte variabilité caractérise les températures
sur l’Atlantique tropical. Il sera par conséquent particulièrement
important de suivre attentivement l'évolution des anomalies de température de
l'Atlantique tropical pendant les mois à venir.
Remarques :
Les prévisions figurant sur la carte jointe représentent, à l’étape
actuelle, une estimation consensuelle des impacts des différents comportements
des océans sur le régime des précipitations régionales. Une deuxième mise
à jour interviendra vers la fin du mois de juillet, avec les nouvelles
observations de température de la mer.
C.
METHODOLOGIE
L’élaboration
cette prévision a été effectuée à partir des résultats des modèles
dynamiques couplés Océan – Atmosphère et la synthèse des modèles
nationaux et internationaux physiquement plausibles et basés sur l’approche
statistique. En dehors du Bénin, Niger, Ghana, Togo, Burkina Faso, Gambie, Guinée
Bisao, Tchad, Nigéria et de la Côte d’Ivoire qui ont participé
à cette mise à jour, les autres pays de la sous-région à
l’exception de la Sierra Leone, Libéria et Guinée Conakry, ont envoyé leur
prévision par courrier électronique. Pour inclure toute la sous-région dans
la prévision, une extrapolation a été effectuée.
Pour
exploiter les donnés de cette prévision, il est fortement conseillé de
contacter les Services Hydrologiques et Météorologiques Nationaux pour une
interprétation plus détaillée des résultats de la prévision et obtenir éventuellement
des directives additionnelles.
Pour
la présentation de la prévision, les experts utilisent des informations des
modèles de prévision pour estimer la probabilité que le total saisonnier des
précipitations de cette année appartienne à l’une des trois catégories.
Définition des
catégories
La
Normale
pluviométrique utilisée, est définie ici comme la pluviométrie moyenne
des 30 ans, sur la période 1961-1990.
La catégorie "au-dessus de la normale" correspond au tiers des observations dont les cumuls pluviométriques ont été les plus élevés (33%).
La
catégorie "au-dessous de la
normale" correspond au tiers des observations dont les cumuls
pluviométriques ont été les plus faibles (33%).
La
catégorie "proche de la
normale" correspond au groupe des années restantes (33%).
Après
avoir passé en revu les informations sur la prévision, le domaine de prévision
a été divisé en quatre zones :
Zone I :
Zone à l’ouest du Sahel incluant le sud de la Mauritanie, le sud-ouest du
Mali, le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau.
Zone II
: limitée au nord par la parallèle 17°N, au sud par celle de 8°N, au
nord-ouest par la zone I, au sud-ouest par les côtes atlantiques de la Guinée
Conakry et à l’est par environ 11°E de longitude. Elle couvre la Guinée
Conakry, une grande partie du Mali, le Burkina, la moitié ouest du Niger, la
moitié nord de la Sierra Leone et des pays du Golfe de Guinée allant de la Côte
d’Ivoire au Nigéria.
Zone
III :
elle est constituée de la partie Est du Niger, du nord-Est du Nigéria, du
Tchad et du Nord du Cameroun.
Zone
VI :
située au sud de la zone II et allant de la moitié sud de la Sierra Leone
suivant la parallèle 8°N jusqu’à l’Est du Nigéria où une courbure
progressive vers le bas prend en compte tout le Sud du Nigéria et le Sud-Ouest
du Cameroun.
D. PREVISION SAISONNIERE DES PLUIES POUR JUILLET-SEPTEMBRE
2003 SUR L’AFRIQUE DE L’OUEST LE TCHAD ET LE CAMEROUN (voir carte)
A
l’issue de la consolidation des prévisions établies à l’échelle
nationale, par consensus entre ces produits et ceux issus des centres globaux,
la carte ci-après est établie pour illustrer la mise à jour de la prévision
saisonnière des pluies sur l’Afrique de l’Ouest, le Tchad et le Cameroun.
Une deuxième mise à jour sera effectuée au cours des semaines à venir, au
forum de Banjul en début août ainsi que par les Services Hydrologiques et Météorologiques
Nationaux.
Pour
la Zone regroupant le sud de la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et le
sud-ouest du Mali (zone I sur la carte), il y a des probabilités dominantes
pour des conditions pluviométriques "supérieures à la normale avec
une tendance vers proche à la normale".
Pour
la zone limitée entre les parallèles 8 et 17°N et intégrant toute la
partie centrale du Sahel allant du Mali au Niger, la moitié nord des pays
du golfe de guinée avec une ouverture sur l’atlantique à partir de la
Guinée Conakry (zone II sur la carte), il y a des probabilités d’avoir
une pluviométrie "proche de la normale, avec une tendance vers
au-dessus de la normale".
Pour
la zone Est du Sahel comportant l’Est du Niger, le Tchad, le nord-est du
Nigéria et le Nord du Cameroun (zone III sur la carte), il existe des
probabilités dominantes pour une pluviométrie "proche de la normale,
avec une tendance vers au-dessous de la normale".
Pour
les pays du Golfe de Guinée, allant de la moitié Sud de la Sierra Leone
jusqu’au Sud-Ouest du Cameroun (zone II sur la carte), il y a des
probabilités dominantes d’avoir une pluviométrie "proche de la
normale, avec une tendance vers au-dessous de la normale".
Bien
que nous ayons mentionné ci-dessus les catégories de plus forte probabilité
cette année, les utilisateurs doivent se souvenir qu’en planifiant la saison
à venir, il y a des possibilités d’observer les précipitations dans les
autres catégories.
Remarque : suite aux ateliers de formation des années précédentes, chaque service météorologique national participant dispose d’un spécialiste formé à l’interprétation de ces prévisions saisonnières. Les utilisateurs doivent contacter leur service météorologique national pour une aide dans l’interprétation, les informations prévisionnelles additionnelles requises et la mise à jour de la prévision dès que de nouvelles informations deviennent disponibles.

Légende de la carte:
Pour
chaque zone définie par les experts régionaux de la prévision, les nombres
figurant dans les 3 cases représentent la probabilité que le cumul saisonnier
des précipitations soit dans la catégorie "au-dessus de la normale"
(boîte supérieure), "proche de la normale" (boîte du milieu) et
"au-dessous de la normale" (boîte inférieure). Ainsi pour la zone I,
il y a 45% de chance que le cumul saisonnier des précipitations soit dans la
catégorie "au-dessus de la normale", 35% de chance que ce total soit
dans la catégorie "proche de la normale", et 20% de chance qu'il se
retrouve dans la classe
"au-dessous de la normale" (cf. la section C pour la définition des 3
catégories).
Les
limites des zones tracées sur la carte doivent être considérées comme des régions
de transition pour la prévision.